A la recherche d’un croissant !

Voici mon premier article en version française paru dans Kyiv Post en octobre dernier. Pour la version anglaise : https://www.kyivpost.com/lifestyle/lifestyle-blog-hunting-croissants-kyiv.html

A la recherche d’un croissant !

Le croissant est indispensable pour un petit-déjeuner, n’est-ce pas ? Mais à Kiev, trouver un croissant digne de ce nom est un véritable parcours du combattant ! Je parle du vrai croissant, cette petite bombe calorique 100% pur beurre, croustillante à l’extérieur et moelleuse à l’intérieur !

Totalement incognito, il est caché dans des boulangeries parfois elles-mêmes complètement cachées dans les rues de la ville. Certaines adresses, presque secrètes, se transmettent par le bouche à oreille. C’est le cas de la boulangerie Coquelicot, sans devanture, et en sous-sol, située à quelques pas de l’école française Anne de Kiev. Le croissant ici est la petite madeleine des Français de Kiev, un petit bout de France, qui soulage, en l’espace d’un instant, leur nostalgie. Le boulanger réalise aussi une version salée du croissant avec du jambon, de la béchamel et du gruyère râpé. Servi avec une salade verte, c’est idéal pour un déjeuner sur le pouce !

Autre boulangerie, autre quartier, pas loin de la Cathédrale Saint-Nicolas, la boulangerie pâtisserie Gregoire propose plusieurs sortes de très bonnes viennoiseries à déguster sur place accompagnées d’un jus de fruit frais ou à emporter. A Podol, chez Picnic, on y trouve une sublime version aux amandes avec frangipane et amandes effilées.

A la Fabrique, une récente boulangerie-salon de thé, le croissant y est très bon, et parfois, quand on est chanceux, on peut aussi y déguster une brioche au sucre, un véritable délice dont les enfants raffolent dès le plus jeune âge. A la Fabrique comme récemment chez Wolkonsky, on trouve aussi des palmiers : une pâte feuilletée croustillante enroulée en forme de cœur et saupoudrée de sucre caramélisé. A tester d’urgence !

Bientôt les kilos en trop seront cachés sous d’épais manteaux… une bonne raison, s’il en fallait une, pour découvrir ou redécouvrir le croissant !

Coquelicot : Olesia Honchara street 50/1
Gregoire : Velyka Vasylkivska 67/7
Picnic : Kyrylivska street 15/1A
L’affiche : Bulvarno-Kudriavska street 19
Wolkonsky : plusieurs adresses dans Kyiv (liste des points de vente : http://wolkonsky.com/)

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Welcome back

Heureusement ou malheureusement, quand on quitte l’Ukraine pour quelques jours, on a tendance à oublier notre quotidien là bas. Rentrer en France, c’est un peu comme enfiler des chaussons et entrer dans un cocon où tout devient simple et douillet.

Puis à peine dans l’avion, en particulier quand on prend un vol Ukraine International (MAY pour les connaisseurs), c’est un retour brutal à ce qui est devenu ma réalité.

Après plus de 2 ans à Kiev, j’ai compris que je n’avais pas la même notion du temps que mes interlocuteurs locaux. Par exemple, en France, vous avez 30 minutes pour déjeuner, vous savez que c’est faisable. En Ukraine, quand on a 30 minutes avant un rendez-vous, on hésite à s’arrêter prendre un café car on n’est même pas sûr d’avoir le temps d’être servi… (même s’il n’y a pas d’autres clients que vous dans le café)

Mais revenons à notre dernier vol Paris-Kiev en direct d’Ukraine International. Forte de mon expérience de l’Ukraine, 20 minutes avant l’heure du repas de Miss A, je demande à l’hôtesse, après avoir rempli le biberon d’Evian, de bien vouloir le réchauffer. Je précise qu’il doit être tiède.

[Note pour les non résidents en Ukraine, l’Evian est une ressource rare et chère. Une bouteille d’Evian coûte plus chère qu’un kilo de cerises en Ukraine, alors qu’en France un kilo de cerises est plus cher que 2 packs d’Evian]

Evidemment, elle est d’accord et part en « cuisine » avec mon biberon. Une bonne dizaine de minutes plus tard, elle revient avec un biberon vide mais chaud… Grand moment d’incompréhension et de solitude de mon côté (tout le monde connait les difficultés d’entrer dans un avion avec un liquide, je n’avais donc pas sur moi de quoi recommencer plusieurs fois l’opération)… d’un autre côté, c’est de ma faute, j’avais demandé à ce que le biberon soit tiède et pas l’eau qui est à l’intérieur du biberon…

moi : où est l’eau ?

l’hôtesse (étonnée) : je l’ai jeté après avoir stérilisé le biberon

moi (elle a quand même stérilisé un biberon alors que je ne lui avais pas demandé et en plus avec de l’Evian) : mais pourquoi ?

l’hôtesse : c’est important pour les bébés

moi (Miss A a quand même 9 mois) : oui mais là, vous avez stérilisé le biberon avec de l’Evian (je précise, car c’est un mot magique qui leur fait prendre conscience de leur erreur) et je n’en ai peut être plus assez maintenant pour faire un biberon.

l’hôtesse : je vais trouver une solution… je vais mettre de l’eau « ordinaire » (j’ai du mal à traduire clairement)

moi : mais je ne veux pas mettre de Morshinska…

finalement, avec les fonds de 2 petites bouteilles d’Evian, je lui demande de remplir le biberon de 210 ml d’eau et de le faire chauffer.

10 minutes plus tard, elle revient avec mon biberon chaud et l’eau froide à l’intérieur… Mais où suis-je ???

l’hôtesse voyant mon agacement : cela ne vous convient pas ?

moi : non, je voudrais que l’eau soit tiède et là elle est froide.

Retour en cuisine du biberon, nouvelle attente de 10 minutes, puis je me décide à aller au fond de l’avion pour activer le mouvement, le biberon était posé sur un comptoir avec mon hôtesse qui papotait avec ses collègues et qui me demande si j’ai besoin de quelque chose…

OUI, MON BIBERON !

A la maison, depuis le départ précipité (et volontaire) de l’excellente Galina, surnommée Galimou par les intimes, (3 semaines avant notre voyage en Thaïlande auquel elle devait participer) Valentina vient tous les matins. Hier, je lui explique que l’accordeur devrait passer à 10 heures. je lui dis aussi que Mister Jo a laissé l’argent sur le piano pour payer l’accordeur et qu’il a oublié son téléphone.

Valentina : qui a oublié son téléphone ? l’accordeur ?

Moi intérieur : oui, ce matin, l’accordeur est passé à la maison pour oublier son téléphone, mais il revient à 10 heures pour travailler…

Bienvenue dans mon quotidien ! Vous comprenez l’histoire des chaussons maintenant ?

têtes à claques

La semaine dernière, nous avons déjeuné au restaurant de la plage Olmeca. Oui, avec les beaux jours, nous avons (re)pris nos quartiers d’été. Bonne nouvelle, la carte s’est un peu étoffée par rapport à l’an dernier et il y a maintenant des burgers : un chicken burger (écrit en cyrillique чикенбургер) et un burger au porc.

Au serveur qui prend notre commande :

moi : je voudrais un chicken burger

le serveur répondant en russe mais je vous fais la traduction : ok un burger au porc!

moi : non au poulet

le serveur : vous voulez du porc avec votre poulet ?

moi : non, juste un burger au poulet…

pfu… il ne connaît même pas sa carte, celui-là !

En fait en Ukraine, au restaurant, il faut s’armer de patience car on peut compter sur les doigts d’une main les endroits à Kiev où le service est convenable : Concord (clairement le meilleur), Shoti (vraiment pas mal), après je ne vois plus… bref, mais ce qui est vraiment énervant c’est le serveur qui pose toujours une question même quand cela n’a pas d’importance ou de nécessité.

– je voudrais de l’eau
– plate ou gazeuse ? (celle-ci pourquoi pas, mais elle est toujours suivie par sa copine la question ci-dessous)

– je voudrais de l’eau pétillante
– peu gazeuse ou très gazeuse ?

– je voudrais un Coca/de l’eau
– chaude ou froide ? (celle-là c’est ma préférée)

– je voudrais un Coca
– avec citron vert ou sans citron vert ?

– je voudrais un café/expresso
– avec du lait ou sans lait ? (si j’avais envie de lait, j’aurais dit que je souhaitais un café au lait, un latte ou un cappuccino)

– je voudrais un latte
– sucré ou non sucré ?

– je voudrais un cappuccino
– fort ou léger ? (pour info, au final, la réponse n’a pas d’importance)

– je voudrais une boule de glace au chocolat
– une boule ou deux boules ?

à la boulangerie :
– je voudrais une baguette
– classique ? au sésame ? au chocolat ?

au supermarché, la caissière : vous voulez un petit sac ou un grand sac ?
puis question suivante : vous voulez combien de sacs ? (elle ne peut pas donner les sacs au fur et à mesure, est-ce que je sais moi combien de sacs, il va me falloir ?!)

et ainsi de suite…

parfois, ils me fatiguent !

 

 

 

 

Mon cher diplôme !

Pas de post depuis le 13 février… je ne sais même plus si j’ai une excuse ? suis-je définitivement passée de l’autre côté de la force ? En fait, l’hiver a été long et parfois, je n’ai plus aimé l’Ukraine.

Miss A est née le 27 janvier dernier à Kiev. Est-ce que je recommanderais Isida, la clinique privée, la « meilleure » d’Ukraine à quelqu’un ? si je vous réponds que cela dépend si c’est une amie ou pas, vous aurez un début de réponse… disons que si on se fiche de comprendre les situations, les explications, si on n’attend pas de réponses à nos questions, si on se cogne de l’intimité, si la pudeur ne fait pas partie de notre trait de caractère, si on n’est pas chochotte et si on aime, voire on adore la kasha et le tvarog, alors Isida est faite pour vous ! En 6 jours, pas une personne n’a été capable de prononcer un mot en anglais… étonnant pour la clinique préférée des étrangers ! Le point positif, mon champ lexical médical s’est largement étoffé… ce qui m’a ensuite servi quand 2 semaines plus tard, Mister Jo s’est rompu un tendon !

Boulettes, graines, tvarog et pommes au four, inlassablement, le même menu !

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Depuis le 13 février, il y a aussi eu le séjour à Bukovel, une bonne expérience, comme on peut s’en étonner parfois en Ukraine, il y a eu le départ précipité de notre chère Galina et il y a maintenant les beaux jours, les terrasses, la plage, les fruits et légumes et de nouvelles expériences : le cinéma en ukrainien et le pressing.

Il y a des salles comme cela en France ?

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En fait, non, le pressing n’est pas une nouvelle expériences mais pour la première fois, ils n’ont pas réussi à retirer une tâche sur ma toute nouvelle robe. Alors, sans même me poser la question, ils ont pris l’initiative de la teindre… oui oui, vous avez bien lu. Et je me surprends encore à être étonnée par ce genre d’événements. Mais comment, au pays où l’on prend le moins d’initiatives possibles, ou celles-ci étaient naguère punies, comment, au pressing, quelqu’un a pu imaginer qu’une robe bleue pétrole limite fluo allait me convenir ?

Parmi les « bonnes » incongruités ukrainiennes, il y a aussi celle des gestes qui ne servent à rien comme remettre la capsule du Coca après l’avoir décapsulé, comme, au bureau de change, vérifier 3 fois à la machine, qu’il n’y a bien qu’un seul billet de 100 dollar à changer en grivnias, comme remettre les billets d’avion bien droits et bien alignés dans le passeport, puis vérifier une fois, deux fois, trois fois qu’ils sont bien droits et bien alignés, etc. etc.

Bref, mon quotidien.

Avec tout cela, j’ai complètement oublié qu’il fallait que je récupère mon diplôme de russe. Je crois que c’est celui qui m’a demandé le plus d’engagement, le plus de travail et d’effort, celui qui m’est le plus cher ! Laure, faisons nous la route ensemble vers le B2 ?

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Début d’une « addiction »

j’en raffole, je ne peux plus m’en passer, qu’est-ce que c’est bon !

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Soupe du jour

Restaurant BEEF, à l’heure du déjeuner :

moi : Quelle est la soupe du jour ?

le serveur : Une soupe au potiron

moi : Ok, je vais prendre la soupe du jour, alors

le serveur : Malheureusement, il n’y en a plus

moi : ??

« it’s Ukraine », again !

Mais l’Ukraine, c’est aussi un pianiste (et son piano) suspendu dans les airs, la babouchka et ses paniers de cèpes, des canapés à 32000 euros, un incroyable sandwich au crabe à 4 euros, une après midi de rêve sur une plage quasi déserte (Olmeca) et un festival international d’art contemporain multidisciplinaire : Gogolfest (Гогольфест) !

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Le stress de l’addition

Il y a quelques jours, nous sommes allés dîner dans un restaurant français (dont je ne me souviens pas du nom) – je sais, c’est décevant de choisir un restaurant français en Ukraine – avec des amis. De toutes façons, ici quel que soit le restaurant, l’histoire est la même, ce n’est pas le montant de l’addition, qui est stressant mais plutôt le cumul de deux concepts, totalement ukrainiens, compliqués à comprendre pour un étranger :

  • 1. il faut payer avant minuit… ou attendre 30 minutes avant de pouvoir payer de nouveau
  • 2. une addition = une carte bancaire // deux cartes bancaires = deux additions. Ne vous inquiétez pas, je vais vous expliquer.

Alors, quand ce soir-là, la serveuse apporte les digestifs vers 23h40, Mister Jo demande l’addition. D’ailleurs la serveuse en chef est venue le lui suggérer. L’addition arrive, nous décidons de la partager et donnons nos deux cartes bancaires à la serveuse, qui repart à la caisse. Plus de 10 minutes plus tard, je me lève pour demander ce qu’il se passe (nous sommes presque seuls dans le restaurant, ce n’est absolument pas l’heure de pointe à la caisse). A deux (il faut bien être deux dans les situations difficiles), elles étaient entrain de refaire 2 additions différentes en essayant de faire en sorte qu’en fonction de ce que nous avions commandé, les deux additions soient égales, ou presque. Pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué !

Hier, je racontais cet épisode (qui revient fréquemment) à Olga, ma prof de russe, et celle-ci ne comprenait pas mon étonnement. Tout cela lui semble logique… à elle. Et elle me dit :

– Olga : Pourquoi, c’est différent en France ?

– Moi : non, Olga, c’est différent partout ailleurs dans le monde ! on donne nos cartes, chacun paie ce qu’il veut. L’important, c’est qu’au final, la somme des différents paiements soit égale (ou supérieure) au montant de l’addition.

Ce qu’il se passe entre minuit et minuit et demi, je ne l’ai pas bien compris, une sombre histoire de clôture des comptes de la journée, souvent synthétisée par mes différents interlocuteurs par un « it’s Ukraine » (lire article), qui coupe court à toute tentative d’aller plus loin dans la discussion.

Notre serveuse revient donc avec ses deux additions quasi identiques (une prouesse) quelques courtes minutes avant minuit. Notre ami paie et il est 23h58 quand c’est au tour de Mister Jo. Il ne reste que 2 minutes et cela rend très nerveuse notre serveuse. Ces doigts tremblent sur le terminal de CB. Mister Jo se trompe de code. Il faut recommencer. Bientôt minuit, la tension est palpable. Ouf, à 23h59 et quelques secondes le paiement est accepté. Tout le monde est soulagé !

Un jour, j’irai là-bas !

Odessa est la destination plage de l’Ukraine (mais pas que), là où, avant de nous expatrier, nous avions déjà songé à passer les derniers week-end d’été – malheureusement la météo exceptionnellement pluvieuse de cette rentrée, nous a fait renoncer à ce projet – là où, plus tard, nous avions prévu de passer nos longs week-end de printemps, cette fois-ci l’actualité politique (malheureusement, je continue à suivre les  JT français et à lire la presse française) nous a contraint à repousser ce voyage.

Déçus par ces rendez-vous manqués avec Odessa, pour le week-end de Pâques, nous avons décidé de rester à Kiev et tester de nouveaux restaurants car le Touch Café et Kanapa sont sympas, mais nous commençons à connaître leurs cartes par cœur.

Notre week-end gastronomique a commencé le vendredi par un dîner dans l’unique vrai restaurant japonnais de la ville : Fujiwara Yoshi. Une carte conçue par un chef japonnais ayant été formé au Japon. Des entrées originales mais un plateau de makis trop ukrainisé (bourré de cream cheese et de mayonnaise. Oui, ici ils sont fous de mayonnaise, partout où ils peuvent en mettre, ils en mettent). Note pour plus tard : ne pas commander de makis, uniquement des suhis.

Le lendemain, déjeuner familial chez Pantagruel, un restaurant italien comme il n’y en a qu’en Italie. Exceptionnel. Carte originale, pâtes délicieuses !

Le soir, direction le nouveau restaurant géorgien шоти (lire Shoti) : décoration contemporaine, service parfait (important à signaler en Ukraine), repas savoureux, prix dérisoire.

A la demande de Miss L., en manque de Tricotin (notre cantine chinoise du 13ème arrondissement parisien), nous sommes allés chez Утка-бар (lire  Outka bar / Утка signifiant canard) pour goûter un canard laqué croustillant servi en deux fois : magrets/peau/crêpes puis carcasse en sauce. Bon à savoir : une fée divertit les enfants le week-end.

Dimanche soir, direction le restaurant икра (lire ikra / икра signifiant caviar) pour un dîner de poisson. Salle vide mais tartares, saint-jacques et dorade parfaits, même le dessert était bon !

Enfin, lundi brunch au nouveau Milk Bar, cantine américaine où l’on sert un banofee pie à tomber (juste en dessous du Touch Café).

Lecteur de ce blog vivant à Kiev, cela vous donnera peut-être envie de découvrir ou redécouvrir ces restaurants (n’hésitez pas à m’en conseiller), et pour les autres, cela vous donnera peut être une autre vision de l’Ukraine, loin de celle d’un pays en pleine guerre civile racontée par les médias européens.

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Le meilleur restaurant indien du monde

Fin avril, la liste complète des « 50 meilleurs restaurants du monde » a été publiée par le magazine britannique « Restaurant ». Le premier restaurant étant danois, Le Monde s’interroge et ose la douloureuse question « La France domine t-elle encore la gastronomie mondiale ? ». Mais pourquoi parler de ce classement dans ce blog ?

Parce que je m’étonne de ne pas y voir un seul restaurant ukrainien… pour avoir déjà dîné au Chateaubriand à Paris (classé 27ème), certains restaurants de Kiev mériteraient de faire partie de ce (discutable) top 50.

Et parce que vivre en Ukraine, par les temps qui courent, m’a appris à vivre au jour le jour et à repousser sans cesse ce week-end à Odessa, que nous nous réjouissons de faire un jour.

Notre premier périple à Odessa était prévu pour le week-end de Pâques. Finalement, le beau temps n’étant pas au rendez-vous et le petit stress lié à la bonne idée d’aller avec les enfants (en ce moment) dans le sud de l’Ukraine, nous ont poussés à le reporter au week-end du 1er et 2 mai (et oui, ici, le 2 mai est aussi férié). Puis à l’approche du 1er mai, il nous a paru plus judicieux d’échanger notre week-end à Odessa par une semaine en Thaïlande. Encore ! penseront certains à la lecture de cette destination… Oui, encore !

Et à Bangkok, nous en avons profité pour dîner chez Gaggan, le 17ème meilleur restaurant du monde. En bonne marketeuse (et parce qu’on oublie pas, en quelques mois, 15 ans de bons réflexes professionnels), je vais m’autoriser le raccourci suivant : j’ai dîné dans le meilleur restaurant indien du monde… car dans cette it-liste, il n’y a pas de restaurants en Inde !

Classé 10 rangs au dessus du Chateaubriand, Gaggan est-il bien meilleur que Chateaubriand… une chose est sûre, je ne sais pas comparer ce qui n’est pas comparable…

Est-ce vraiment exceptionnel ? comme me l’a demandé Pamela. Je dirais oui, car je n’apprécie pas la cuisine indienne et que Gaggan me l’a fait apprécier. J’ai aimé la gentillesse du personnel, j’ai aimé l’idée d’un menu de 11 minis portions toutes différentes et servies à un bon rythme (pas comme au Sergent Recruteur, où l’on est obligé de noyer l’attente et la faim dans l’alcool), j’ai aimé les saveurs (certaines plus que d’autres), j’ai aimé cette plongée dans la cuisine moléculaire, j’ai apprécié de ne pas avoir à réserver plusieurs semaines à l’avance. Mais non, Pamela, ce n’est pas exceptionnel. La Tour d’Argent, c’est exceptionnel ! Gaggan, c’est un bon moment à la découverte d’une cuisine indienne préparée avec justesse, fouettée, modernisée.

 

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La liste des 50 meilleurs restaurants du monde : http://bit.ly/1mUnGk5

PS : Aurélie est allée à Odessa, et elle a passé un bon week-end… cette fois, c’est sûr en juin, je serai à Odessa !

Koulich or not Koulich?

Spécialité de Pâques, le Koulich… après une mauvaise expérience mardi, avec un Koulich acheté sur un marché, j’ai commandé hier mon Koulich chez Nicolaï. Et je dois dire que c’est plutôt pas mal. En manque de brioches ici, c’est une bonne alternative… même si ce n’est que pour deux semaines.

Mais, le Koulich, qu’est-ce que c’est ?

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