Mon premier match de foot !

J’ai dû attendre de vivre en Ukraine pour assister pour la première fois à un match de foot. Et quel match ! Un match de qualification pour la prochaine Coupe du Monde. Alors, même si, ce n’est pas parce que je vis en Ukraine que tout à coup je me suis mise à aimer le football, l’enjeu semblait tellement important, que je n’avais aucune raison de ne pas y aller… au moins pour connaître l’ambiance, l’adrénaline d’un stade !

Petite parenthèse fashion, avec le froid (le match à commencer à 21h45 chez nous pour qu’en France, vous puissiez le suivre tranquillement sur TF1 après le JT, je vous laisse imaginer la température), je me devais de tester ma nouvelle doudoune choisie sur les conseils d’une vendeuse du Vieux Campeur, une doudoune d’une marque canadienne inconnue. L’occasion était idéale. Même pas froid de la tête (grâce à un super bonnet Odlo) aux genoux (doudoune), puis complètement gelée des genoux (à noter pour plus tard : le jean n’est pas un bon isolant), aux pieds (non, les bottes compensées n’étaient pas adaptées à la situation). Conclusion : grâce à ma doudoune, l’hiver ne me fait même plus peur !

Tout a commencé dans le métro, deux Français au milieu de centaines de supporteurs scandant « У-кра-и-на » (prononcer Ou-kra-ï-na), c’est assez étonnant comme situation. D’autant plus qu’à ce moment-là, je ne savais pas qui je préférais supporter : la France ou l’Ukraine (j’ai même failli acheter une écharpe aux couleurs de l’Ukraine). C’est assez entraînant « У-кра-и-на », non ?

De toute façon, très rapidement, à l’arrivée dans le stade Olimpiyskiy (superbe), nous sommes pris en charge par la sécurité. Faut-il penser qu’une poignée de Français ne peut pas rivaliser avec des milliers de supporteurs ukrainiens ? Nous sommes donc d’abord encerclés puis une haie d’honneur s’installe pour que nous puissions rejoindre, en toute sécurité, la tribune dédiée aux supporteurs français. Face à nous, rien que pour nous, la publicité défile en français « Avec Afflelou, allez la France », « la musique du football est contagieuse » (marque non connue, mais je salue l’effort créatif), PMU.fr, Carrefour… à part le Crédit Agricole, ne s’affichent que des marques inexistantes en Ukraine (pratique).

Là où tout doit certainement être différent du match qui se jouera demain soir en France, c’est cette ambiance type cocktail mondain : un visage connu par ici, une bise par là, un hochement de tête, un sourire, partout des visages connus et chaleureux. Et puis, il y a de vrais fans de foot et les autres, comme moi, là pour vivre une nouvelle l’expérience.

L’écran affiche « 21 » minutes de jeu, je commence à avoir froid aux pieds… Mon esprit s’évade, je regarde la pelouse, mais perds souvent le ballon de vue (il faut dire que l’action est bien plus molle que ce que j’imaginais). Heureusement, mon voisin de gauche me sort, parfois, de mes pensées quand l’action s’accélère. Clairement, même si je suis impressionnée par la belle danse des drapeaux ukrainiens, mon coeur balance pour la France. Mais, à la fin d’une première mi-temps sans aucun but, j’en viens à penser que but français ou but ukrainien, pourvu qu’il y en ait un, pour en vivre un et/ou pour me tenir en éveil…

Comme c’est mignon,  à la deuxième mi-temps, le staff français se réchauffe d’un plaid sur les genoux.

La suite, vous la connaissez, la France perd, c’est triste (ou pas). Le plus « classe » vient de l’équipe de France qui n’a aucun geste vers la tribune française (et apparemment, cela n’étonne que moi). Il est temps de filer dîner au Touch Café et de retrouver Lizarazu au D*Lux…

 

PS : j’allais oublier, le prix des places pour assister à ce grand spectacle : entre 4,5 et 8 euros. La classe !

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connaissez-vous Igor ?

Kiev, Schevchenka lane, mercredi matin, les déménageurs sont partis, qui peut bien sonner à la porte ? j’ouvre, j’ouvre pas, finalement j’ouvre

Igor : Maud ?

Moi : Da

L’homme devant moi entame une grande discussion… avec lui-même en ukrainien. Quelques secondes plus tard, il comprend que je ne le comprends pas et me propose de poursuivre la conversation en anglais. bonne idée !

Igor est donc venu, à la demande du proprio, pour nous installer la TV et Internet. Après un diagnostic de la situation, il me propose « Vis TV ».

Moi : Vis TV ?

Igor : you don’t know Vis TV? it’s a very popular channel in France

Moi : … (j’ai du loupé quelque chose, mais c’est pas comme si je travaillais dans les médias…)

finalement, il me montre un document avec l’offre de Bis TV, un bouquet de chaînes par satellite, qui comprend toutes les chaînes AB (génial) + une grande partie des chaînes de la TNT gratuite et des centaines de chaînes internationales. Le rêve !

Deux jours plus tard, je m’étais habituée à la présence d’Igor dans l’appartement. Ayant enfin branché la cafetière, je lui propose de lui faire mon premier café ukrainien. Il accepte.

Moi : vous souhaitez du sucre, Igor ?

en lui posant la question, je me rends compte que j’ai parlé trop vite, pas sûre que le sucre ait fait partie du déménagement… trop tard, Igor prend du sucre avec son café. je passe en revue mes maigres provisions. ouf, je trouve une boîte de sucre en poudre, que je lui tends accompagnée d’une cuillère.

Long moment de silence… je lis la stupéfaction sur le visage d’Igor. Il semble gêné.

Igor (quelques instants plus tard, la boîte de sucre dans les mains) : je voudrais du sucre, pas du lait

Silence et étonnement de mon côté maintenant.

Finalement, Igor secoue la boîte (et la tête) et comprend : en Ukraine, le sucre n’est pas comme ça. votre sucre a la forme de notre bouteille de lait

je sens que ma première virée chez Auchan (АШАН) sera encore plus compliquée que ce que je pouvais imaginer !

de la nécessité de se fixer des objectifs… réalisables !

Objectif #1 : apprendre le russe pour l’objectif #2

Objectif #2 : participer à la saison 4 de МАСТЕРШЕФ (Masterchef)… en Ukraine !

masterchef

 

http://masterchef.stb.ua/