Alors, vous venez quand ?

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Début d’une « addiction »

j’en raffole, je ne peux plus m’en passer, qu’est-ce que c’est bon !

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Soupe du jour

Restaurant BEEF, à l’heure du déjeuner :

moi : Quelle est la soupe du jour ?

le serveur : Une soupe au potiron

moi : Ok, je vais prendre la soupe du jour, alors

le serveur : Malheureusement, il n’y en a plus

moi : ??

« it’s Ukraine », again !

Mais l’Ukraine, c’est aussi un pianiste (et son piano) suspendu dans les airs, la babouchka et ses paniers de cèpes, des canapés à 32000 euros, un incroyable sandwich au crabe à 4 euros, une après midi de rêve sur une plage quasi déserte (Olmeca) et un festival international d’art contemporain multidisciplinaire : Gogolfest (Гогольфест) !

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Le monde des Bisounours

Je sais, deux mois sans article, c’est long. Et pourtant, l’Ukraine continue de m’étonner un peu plus chaque jour. J’ai même en tête plusieurs billets pour alimenter les prochaines semaines. Alors pourquoi ce silence ?

Parce que la situation en Ukraine est compliquée et que depuis le crash du vol de la Malaysian Airlines dans l’est de l’Ukraine, je me pose des questions sur ce blog. Car, ce jour-là, j’allais publier un article au ton très léger (comme la plupart sur ce blog) et je me suis dit que ce n’était pas le moment… puis la situation n’a cessé d’empirer et la question de la légèreté de mes propos m’a semblé être de plus en plus d’actualité. Faut-il continuer ce blog ? si oui, comment ? Comment ne pas laisser supposer une seconde que je vis dans un monde parallèle, où à Kiev tout est beau et tout le monde est gentil ? Car non, je ne vis pas dans le monde des Bisounours !

Une autre part de moi, me dit que je ne suis pas journaliste, et que le but de ce blog est de raconter ma vie à Kiev et c’est tout. Alors, comment conserver une légèreté de ton aujourd’hui ?

Parce que si je commence à penser à la guerre, aux attaques terroristes, à la possible coupure de gaz de cet hiver, aux -25° sans chauffage, si je pense que Kiev est à moins de 100 km de Tchernobyl, si je me demande à chaque seconde, est-ce que je peux manger ces framboises, ces champignons et si oui combien ? Et l’eau du robinet, elle est potable ou pas ? Est-ce que le bio est vraiment bio ? Est-ce que le marchand de glace à respecter la chaîne du froid ?

Alors dans ce cas, je ne vis plus. Je survis, j’attends, je me lamente… et je m’enfonce au fond du lit pour regarder Secret Story.

Mais, j’ai décidé de ne pas me laisser envahir de mauvaises pensées, de me protéger, de vivre pleinement. Je ne suis pas journaliste (je le répète), et je ne peux pas me contraindre à mentir : Kiev vit, Kiev sort, Kiev organise des festivals, Kiev bouge. C’est un fait et c’est ma vie.

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