Un dimanche à Disneyland (2ème partie)

Deuxième visite de l’immense ex-propriété de Viktor Ianoukovitch. Nous avions promis aux enfants la visite du zoo, alors cette fois, dès l’entrée, nous avons acheté le plan des lieux pour ne pas le louper. Impossible de savoir pourquoi Ianoukovitch a, un jour, décidé de créer son propre zoo privé… mais à la vue des animaux, presque tous comestibles il me semble, on peut se laisser aller à des hypothèses… ou pas.

Donc pour cette nouvelle visite, destination zoo et promenade dans le jardin en admirant les « jolies » statues. Nous réservons le Galion et la collection de voitures pour une prochaine étape. Car oui, une troisième visite s’impose.

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It’s Ukraine !

Le printemps. Il est là. Déjà. Et je me dis que, finalement, l’hiver ukrainien n’est pas si terrible que cela. Deux semaines et demie glaciales… seulement. Ce qui signe l’arrivée du printemps à Kiev, c’est l’installation des terrasses. Non, pas trois chaises et deux tables jetées devant la vitrine d’un resto comme à Paris, mais de vraies belles terrasses avec parquet, colonnes et wifi : du travail de pro !

Et je rêve déjà aux prochaines après-midis de mai et juin passées à la plage. Je sais, c’est tentant, alors n’hésitez pas, les billets d’avion sont en soldes en ce moment !

Dimanche dernier, nous avons été invités par Frédéric et Katia dans leur datcha (maison de campagne) à quelques kilomètres de Kiev, pour notre premier déjeuner chachliks de la saison. Les chachliks sont des brochettes de viandes marinées cuites au barbecue. Un délice ! Soleil, piscine et chachliks où comment rendre divin un premier week-end de printemps !

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En bref, ces derniers jours :

– La boutique Roberto Cavalli fait des soldes dingues : jusqu’à -90%

– Jared Leto est venu chanter à Kiev (contrairement à Indochine, qui a annulé). Note pour plus tard : se renseigner pour savoir si Mireille Mathieu est venue le 6 mars dernier.

– Je commence à cartonner en tresses couronnes.

– Je me suis laissée tenter, et n’ai pu résister à goûter les pains fourrés ouzbeks (juste un tout petit bout). Pas terrible, je préfère les petits pains géorgiens.

– C’est le moment de venir faire les boutiques ici, les prix des produits français sont moins chers qu’en France… en attendant qu’ils réajustent les prix. (mais 300 euros de différence sur une paire de Prada, ça fait réfléchir, non ?)

– Je perds mon anglais, (non Sondré, ne m’en veux pas, mais les mots russes me viennent dorénavant plus naturellement). Donc maintenant, avec mon russglais, je ne peux parler qu’avec des russophones qui comprennent l’anglais.

– Miss E. commence à dormir à nouveau grâce à la potion magique d’Elisabeth.

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Cette semaine, j’ai décidé d’ajouter une nouvelle rubrique à ce blog, ou une sous-rubrique de la rubrique « food ». Car ici, le « business lunch » est une véritable institution. La plupart des restaurants, chics et moins chics, joue le jeu du « business lunch ». Alors pourquoi ne pas consacrer une partie de ce blog à un benchmark des business lunches ?

Le business lunch, c’est souvent une soupe et/ou une salade + un plat + une boisson pour un prix défiant toute concurrence : entre 50 et 100 grivnias (120 dans les restaurants les plus huppés). Voilà comment au restaurant « The Burger », le hamburger, les frites, la salade et le Pepsi à volonté coûtent 75 grivnias… moins cher qu’un menu Big Mac chez McDo !… moins cher que les formules « déjeuner » des boulangeries parisiennes : Club sandwich, Coca chaud et pain au chocolat !

Le temps de tester quelques restos et la rubrique apparaîtra, certainement dans les jours qui viennent !

 

Depuis que nous sommes arrivés, une expression revient souvent dans la bouche de nos interlocuteurs quand il nous arrive (quelque fois) de poser une question et qu’ils n’ont pas de réponse : « It’s Ukraine » avec parfois la variante « That’s Ukraine ».

Quand on demande à un serveur, pourquoi il faut payer séparément les boissons et le repas et pourquoi il a besoin de deux terminaux de cartes bleues différents…

– It’s Ukraine

Quand on demande, toujours à un serveur, pourquoi on ne peut pas payer entre minuit et minuit cinq…

– It’s Ukraine

Quand on demande à un vendeur, pourquoi à chaque fois, il nous donne le modèle d’exposition (et qu’en plus, il ne nous fait pas de discount)…

– It’s Ukraine

Quand je raconte à ma prof de russe, qu’un serveur m’a demandé si je voulais mon Coca chaud ou froid, elle m’a répondu…

– It’s Ukraine

 

Alors, je ne pourrais que vous dire « It’s Ukraine » quand lundi dernier, le livreur de chez Furshet (supermarché) m’appelle :

– Le livreur : je ne peux pas venir

en général, quand on entend cela, on attend la suite de la phrase… mais rien

– Moi : pourquoi ?

– Le livreur : parce que je n’ai pas votre adresse

Dans ces cas-là, je vous promets, il y a plein de choses qui vous passent par tête : pourquoi il n’a pas mon adresse ? (je commande chez Furshet toutes les semaines). Est-ce que cela veut dire qu’il ne viendra pas ? Mais pourquoi, il ne me demande pas mon adresse, tout simplement ? Il croit vraiment que je vais lui dire « ben tant pis, ne venez pas ! »

It’s Ukraine

 

Samedi dernier, Mister Jo va déjeuner au restaurant avec les filles (5 ans et presque 3 ans). Ils commandent des pizzas et un verre de vin.

– La serveuse apportant le verre de vin : c’est pour qui ?

It’s Ukraine

 

Hier, j’explique à Galina que l’accordeur (que l’on appelle Master en russe, comme tout ceux qui réparent des choses d’ailleurs) va venir accorder le piano ce matin.

– Galina : et il va aussi réparer la douche ?

It’s Ukraine, definitely !