Starbucks or not Starbucks #2

ça y est, après Fastducks Coffee en octobre, j’ai trouvé Starbucks à Kiev, dans le marché Bessarabska !

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ranger / tuer : same same (but different)*

Après un peu plus de 3 mois de cours ultra intensifs de russe (pour rappel, 3 heures tous les matins du lundi au vendredi), oui j’ai fait des progrès, oui je commence à comprendre quelques conversations simples, oui je me fais comprendre… et heureusement ! Mais apprendre une langue à mon âge… le russe est quand même, y’a pas à tortiller, une langue compliquée.

A ceux qui serait encore capable de me dire « mais tu as fait de l’allemand, pour toi cela doit être simple », sachez que je suis très susceptible à ce sujet car non, ce n’est pas plus simple, à côté du russe, l’allemand est d’une simplicité absolue.

En russe, il y a 3 genres (masculin, féminin, neutre), 6 déclinaisons x 2 (pour les noms et pour les adjectifs) avec parfois des déclinaisons au pluriel improbables. A l’accusatif, il faut se demander, pour les noms masculins, s’ils sont animés ou pas (parce que papa, oiseau, voisin, Sacha se déclinent mais écharpe, étagère, maison (en russe ces noms sont masculins) restent au nominatif).

En russe, quasiment tous les verbes sont doubles en fonction de si l’on souhaite exprimer un résultat ou un processus, des situations qui se suivent ou des actions simultanée.

En russe, il y a 2 verbes pour exprimer le fait d’aller quelque part à pied (sans courir) et 2 verbes pour exprimer le fait d’utiliser un véhicule (voiture, bus, train, métro mais pas avion) pour s’y rendre. Pour chacun des verbes, il faut se poser la question : « est-ce que c’est un « one way » ou est-ce que je vais rentrer chez moi après ? ». Et le pompon, quand on ajoute une préposition à ces verbes dit « de mouvement » le perfectif devient imperfectif et vice versa. Et je passe sur les milliers d’exceptions dans la conjugaison et le fait que, parfois, pour exprimer le futur il faut conjuguer au présent.

En russe, quand on parle d’un lieu, la déclinaison sera différente si on y est déjà (prépositionnel) ou si on y va, on en revient, bref si on bouge (accusatif)**. Alors, avec tout cela (et j’en oublie), avant de faire une phrase… Finalement, apprendre l’alphabet cyrillique, c’est ce qu’il y a de plus simple !

Alors avec l’allemand, vous me faites rigoler ! j’ai d’ailleurs décidé qu’une fois le russe acquis (ou presque) pour me récompenser de tous mes efforts, j’apprendrai une langue facile. Et j’ai déjà prévenu Mister Jo que, s’il y a une prochaine expatriation, je le remercie par avance de ne pas choisir la Chine !

Et dire que Miss E. après 4 mois d’immersion dans une école ukrainienne comprend déjà tout ! C’est ce que m’a confirmée une de ses maîtresses la semaine dernière. oui oui, j’ai le niveau pour discuter du quotidien avec la maîtresse… je sais, c’est épatant !

Rapidement, dès septembre, en essayant de communiquer avec Galina, la nounou de mes filles, j’ai décelé qu’убивать (prononcer oubiVat) voulait dire « ranger ». убивать est donc devenu mon mot favori, que j’accompagnais volontiers de « всё » (prononcer fsio) voulant dire « tout ».

En cours, entre 2 leçons de grammaire, nous explorons le champ lexical d’un thème. Récemment, ce fut le tour du thème, fort intéressant, du « ménage » : aspirateur, machine à laver, poussière, savon, nettoyer… ranger

moi : celui là, je le connais !

Olga (ma prof) étonnée : je ne crois pas…

moi : si si, je l’utilise souvent, c’est убивать

Olga : comment connaissez-vous ce mot ? il ne veut pas dire « ranger »… c’est le verbe « tuer ». « ranger » c’est убирать (prononcer oubiRat)

moi : parce que je dis à ma nounou de « tout tuer » tous les matins…

*les habitués de la Thaïlande comprendront

** ajout le 27/01 après vérification/confirmation auprès d’Olga : mais si vous êtes dans le taxi, ce n’est pas vous qui bougez mais le taxi donc on utilise le prépositionnel et pas l’accusatif… j’adore le russe !

Les choses sérieuses commencent…

Difficile de se remettre à écrire après des semaines de silence, une chose est certaine, ma bonne résolution 2014 sera d’arrêter les tests culinaires en tout genre. Mon corps a dit stop ! Alors, bye bye mes petites cahutes chéries, bye bye toutes ces choses bizarres… d’ailleurs un nouveau supermarché a ouvert fin décembre : « le silpo » et c’est devenu mon meilleur ami.

La fin d’année fut douce (question climat) et révolutionnaire (à Kiev et à Bangkok). Bonne nouvelle : une voiture a fait son apparition dans nos vies. La fin d’année fut aussi conviviale : nous avons commencé à recevoir la visite d’amis (merci Charles, Johann, Stéphanie, David).

Maintenant à destination de ceux qui n’ont pas encore pris leur billet pour venir nous voir, sachez que j’ai un programme bien rôdé sur 2 jours.

– jour 1 : départ Shevchenka lane à 11 heures. Promenade sur Vladimirskaya de Sainte-Sophie à l’Opéra, puis descente de Bodgana Khmelnitskogo jusqu’à Kréchiatik, petit regard à gauche vers les barricades, puis direction le marché couvert Bessarabska et enfin Napule pour le déjeuner en passant devant Gulliver, le nouveau centre commercial qui accueille le premier Zadig et Voltaire ukrainien (Waouh !). Après le déjeuner, petit tour dans Good Wine (l’équivalent de la Grande Epicerie du Bon Marché) et retour sur Kréchiatik. Prise du pouls de la révolution et, en fonction, franchissement des barricades ou détour. Bien entendu pour compenser la déception du détour, petit arrêt à la cahute de Pérépitchkas pour un beignet/hot dog exceptionnel (zut, je crois que ma résolution 2014 tombe à l’eau). Une fois arrivé sur la place Saint-Michel, petite foulée pour voir les cloches de plus près et pour la vue (à noter, l’option plus reposante : admirer la vue depuis le bar de l’hôtel Intercontinental), puis descente de Saint-André, achat de souvenirs et arrivée à Podol. Petit stop pour un chocolat chaud et visite du bas de la ville. Retour par le funiculaire et repos. 21 heures, dîner au Touch Café, verre au Decadence House et soirée au D*Lux.

– jour 2 : repos et déjeuner chez Kanapa car il est impossible de quitter l’Ukraine sans goûter un bortsch, visite du parc Marinski et du quartier impérial (avec la maison aux chimères de l’architecte Vladislav Gorodetsky). Pour cette partie-là du programme, il faudra attendre la fin de la révolution car le quartier est actuellement bloqué.

So, you are welcome (et la règle n’a pas changé, priorité en été à ceux qui sont venus en hiver). Note pour Blandine, pas de shopping au programme parce que c’est pas la joie ici…

Petit point météo : étonnamment, pas de neige jusqu’à hier 13 heures et des températures clémentes pour la saison (6°C / 8°C). Puis tout à coup, fin de semaine dernière, chute des températures, les choses sérieuses ont commencé… -9°C, je n’y croyais pas… mais finalement, bien équipé c’est tout à fait vivable. oui oui, vous avez bien lu. et non, Julie, je sors de chez moi (et je marche toujours autant). Bien plus supportable qu’un +5 à Paris !

– Idée reçue n°1 : il ne neige pas quand il fait trop froid. C’est faux, archi faux. Il neige quand il fait -10°C, et même beaucoup !

– Chose inimaginable n°1 : on peut transpirer quand il fait -9°C. Normal, la poussette cane dans la neige, c’est du sport (voilà pourquoi, faire du sport ne fait pas partie de mes résolutions de l’année).

Petites images insolites pour illustrer cette parenthèse météo : le marché Lukyanskvsky sous les couvertures et réchauffé à la bougie.

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Pour finir, je ne pouvais pas oublier de préciser la nouvelle exigence de Miss L. et Miss E. : la couronne de tresses. Sympa pourrait-on penser, mais chaque matin, quand il faut être confronté à son inaptitude face à cette demande (et pourtant, j’en ai regardé des vidéos démo sur Youtube !) c’est pas si simple et quand il faut se réveiller 15 minutes plus tôt pour pouvoir tresser deux têtes… merci l’Ukraine !

PS : oui, cela commence à dégénérer au bout de notre rue. mais pour l’instant, tout va bien (en tout cas pour nous). donc pas d’inquiétude à avoir.

La Poste, encore !

En vacances à Antibes… au bureau de poste :

– La postière s’adressant à Miss E. (2 ans et demi et quelques mots à son actif) : Mais ma chérie, je ne comprends pas ce que tu me dis…

– Miss L. (bientôt 5 ans et toujours prête à prendre la défense de sa soeur) : C’est normal, elle parle russe !

La tête de la postière, à ce moment-là, valait son pesant d’or.

с Новым годом