Des poux à l’école !

Depuis une semaine Miss L. se fait une joie d’aller à l’école ce mercredi. Car aujourd’hui, c’est Carnaval et crêpes, les enfants préparent depuis déjà 10 jours des masques et pensent à tous les bonbons qu’ils vont pouvoir manger !

Mais hier, 17h44, mail de l’école française « Lycée Anne de Kiev fermé jusqu’à nouvel ordre« . Comment le dire à Miss L. quand :

Miss L. : Maman, vivement demain, c’est le Carnaval à l’école. Tu sais, on va sortir dans la rue et se promener avec nos masques !

Moi : Malheureusement, ma chérie, je viens de recevoir un mail, l’école est fermée demain

Miss L. : Ah bon, pourquoi ?

Moi : … heu, parce qu’il y a des poux à l’école !

Miss L. : des poux, mais c’est sympa les poux. Moi, j’aimerais bien avoir des poux. C’est comment ? c’est petit comme ça ?

Moi : demain, il y a des gens qui vont nettoyer l’école pour faire partir tous les poux…

Ce matin :

Mister Jo s’adressant à Louise : Alors, y a pas école aujourd’hui ! tu sais pourquoi ?

Miss L. : oui, il y a des poux à l’école.

puis après une petite pause

Miss L. : mais papa, pourquoi il n’y a pas école aujourd’hui en vrai ?

 

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Le бабье лето est enfin là. Vive le бабье лето !

Comme vous pouvez le lire dans le titre, ma progression en Russe est impressionnante (après seulement 3 semaines de cours) ! Mais qu’est-ce que le бабье лето (prononcé babié liéta) ? Avant que vous ne quittiez cette page pour reverso, voici la traduction : été indien. Inutile de vous raconter qu’avec des températures plus clémentes mon humeur est au beau fixe.

Pourtant, ceux qui suivent mon compte twitter (@Expat_Housewife) ou facebook savent déjà que jeudi dernier, nous avons frôlé la catastrophe : il a neigé intensément pendant… 15 minutes. Puis, le soleil est apparu. Vendredi, je n’avais plus d’excuses, je suis allée chercher Baba (Miss L.) à l’école. Un brin de soleil mérite bien une heure au parc, non ? J’ai donc rencontré la nouvelle maîtresse de ma Baba (celle qui est là les jeudis et vendredis) qui m’a demandé qui je venais chercher.

Moi : ma fille, Miss L.

La maîtresse : Ah, c’est donc vous la maman qui ne vient que quand il fait beau ! je me suis dit que j’allais certainement vous voir aujourd’hui…

Démasquée ! mais j’assume… En bonne Riviera Girl, je ne peux accepter des températures proches de zéro en septembre !

Cette parenthèse météo faite, comme je vous l’avais écrit, depuis le 15 septembre (et jusqu’au 16 octobre) le funiculaire est fermé pour travaux (si j’écoute les mauvaises langues, ils lui mettent juste un coup de peinture). Au début, pour aller en cours de russe à Podol, je descendais par les escaliers (en 5 minutes) et faisais un grand détour pour remonter par la route, pensant que c’était moins épuisant (35 minutes). Après avoir vécu un grand moment de déprime en remontant cette horrible pente sous des trombes d’eau, j’ai décidé de remonter par les escaliers. Crevant certes, mais tellement plus rapide (7 minutes exactement) et pour me donner du courage je pensais à tout le bien que cela faisait à mon corps. J’ai parfois flippé seule dans ce parc, sous un petit crachin, avec des « homeless dogs » qui me suivaient… Puis vendredi, ma prof de russe me demande pourquoi je ne prends pas le métro. Bonne question…

peut être parce que je déteste le métro… Finalement, je me suis lancée, un train toutes les 3/5 minutes, 2 hryvnias (moins de 20 centimes), et des supers escalators ! Je n’aime toujours pas le métro, mais parfois, dans la vie, il faut savoir faire des concessions.

Autre activité importante de mon quotidien, comme ici tout est soit caché, soit peu compréhensible, à chaque fois que je vois une queue devant une cahute qui délivre de la nourriture, j’ai pris l’habitude de me mettre dans la queue et de demander la même chose que mon prédécesseur. Ainsi, j’ai pu découvrir les pirozhkis, des sortes de petits pains au lait fourrés. Le premier jour, j’ai compris que je prenais quelques choses avec du lait (c молоком), je me suis dit que cela ne pouvait pas être mauvais. Franchement, ce n’était pas terrible et je n’ai pas réussi à identifier ce que c’était vraiment. C’était marron comme du chocolat, mais clairement pas du chocolat, un peu le goût du caramel, mais pas vraiment non plus. Le lendemain, je persévère et essaie de demander ce que contiennent ces petits chaussons… je capte certains mots мясо (viande), aбрикос (abricot), яблоко (pomme), рис (riz)… et chaque jour, j’en ai testé un différent avec…  de bonnes surprises parfois.

Aujourd’hui, j’ai fait la queue devant une cahute de « crèpes » salées. J’ai montré au vendeur ce que je voulais en essayant de déchiffrer le nom de la chose. Cette fois, l’homme à côté de moi me sauve en disant à la vendeuse ce je voulais puis se retourne vers moi :

l’homme : c’est déjà bien, vous savez lire

moi : merci, merci

l’homme : vous savez ce que vous avez pris au moins ?

moi : non

l’homme : du porc, bon courage

Il a bien fait de me souhaiter bon courage…

Mais ce n’est pas cette mauvaise expérience culinaire qui va me gâcher la journée, petit détour vers une cahute de glace (il fait 14°C, ce n’est pas inconcevable d’en prendre une) et pour la première fois depuis 5 semaines, j’ai envie de faire les boutiques ! Bonne ou mauvaise nouvelle ?

2 semaines en photos

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J’oubliais, au D*LUX il y a eu une soirée Playboy

« Write housewife »

Voilà bientôt deux semaines, que je vis pleinement à Kiev. Finalement, l’expatriation n’est pas aussi facile que ce que j’imaginais et passer de femme active à mère au foyer est déjà une étape compliquée. Il paraît que c’est la rentrée et qu’ensuite, quand tout sera mis en place, je pourrais considérer cela « comme une chance » de ne pas travailler. En attendant, j’enchaîne les activités toutes aussi inintéressantes les unes que les autres. Hier, par exemple, j’ai passé ma journée à chercher un câble de douche (et je ne l’ai pas trouvé). J’ai au moins appris une chose, à le dire en russe : шланг (prononcer chlang) !

On m’avait promis un été indien, finalement l’hiver semble s’être installé : froid, rafales de vent, pluie… un vrai bonheur qui facilite l’intégration dans ce nouveau pays. D’ailleurs, Anatolii est venu mettre en route le chauffage aujourd’hui.  Mais le plus déroutant dans cette ville est de ne rien comprendre et de ne pas se faire comprendre.

Malgré cela, Kiev est une ville agréable avec une communauté française très active et très accueillante. J’ai donc adhéré à l’IWCK (International Women’s Club of Kyiv) et à Kiev Accueil, une association qui, comme son nom l’indique, accueille les francophones, propose de nombreuses activités, délivre de nombreuses astuces et surtout favorise les rencontres et l’intégration !

A Kiev, la vie peut être simple grâce à l’existence d’une quantité de petits services … encore faut-il avoir les codes pour les dénicher et ainsi en profiter. Les courses peuvent se faire 24h/24 même le dimanche, tout peut se faire livrer, même le McDo !, et il y a une multitude de services à domicile… comme en France, me diriez-vous ? non, pas tout à fait, car tous ces services sont accessibles.

A Paris, si en avril, toutes les activités des enfants ne sont pas bookées, organisées et payées, la rentrée se fera sans activité extra-scolaire. A Kiev, pas de liste d’attente, pas de stress, il y a toujours de la place pour accueillir les enfants et surtout, il y a toujours une solution.

D’ailleurs la semaine dernière, Miss E. ma petite dernière s’ennuyait ferme toute seule à la maison une fois sa soeur à l’école. En deux jours, j’ai fait le tour des crèches internationales et écoles ukrainiennes (l’école commence à 2 ans ici) et j’ai eu le choix. je n’ai pas fait un choix par défaut, non, j’ai fait un vrai choix car chaque crèche/école pouvait l’accueillir…

Petite parenthèse pour les mamans : l’école ukrainienne de Miss E. est ouverte de 8 heures à 20 heures… pratique pour un retour (sans stress) des mères au travail !!

Alors j’ai inscrit Miss E. à l’école ukrainienne, non, pas pour m’en débarrasser pendant 12 heures, mais parce que c’est celle qui me paraissait la plus appropriée et la plus souple : 1. pour l’apprentissage de la langue 2. pour la multitude d’activités dispensées (danse, anglais, musique, sport, peinture…) 3. je vais la chercher quand je veux, après le déj, après la sieste, après les cours de l’après-midi à 16h30.

Pour l’inscrire, nouveau moment de solitude pour remplir – devant la directrice, dont l’école dispense des cours d’anglais aux enfants à partir de 2 ans, mais qui elle ne dit pas UN mot d’anglais – le formulaire d’inscription. Heureusement, la prof d’anglais était présente ce jour-là. « Write housewife« , c’est ce qu’elle m’a dit quand il a fallu remplir la case « profession de la mère »… comme ça, c’est dit !

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vue du roof bar de l’Intercontinental