Kiev, un mois

En un mois à Kiev, j’ai :

– inscrit Miss L. à l’école de danse classique et Miss E. au садик (en ukrainien)

– commandé 4 fois un taxi en russe (le premier n’est jamais arrivé)

– changé 2 fois de numéro de téléphone

– vécu 1 journée sans électricité (et pris 1 douche froide)

– assisté à un mariage champêtre

– commencé à apprendre le russe

– reçu un panier bio (légumes, oeufs, pain) chaque vendredi

– été à un barbecue en banlieue

– fait 2 « business lunch » (une institution ici), qui n’ont rien eu de business

– assisté à une réunion parents-maîtresse de 2 heures (avec traduction en ukrainien toutes les 2 phrases)… non c’est pas vrai, je suis partie au bout d’une heure (on ne change pas)

– pas compté le nombre de coupures d’Internet

– regardé le JT de France 2 à 21 heures (décalage horaire)

– eu le moral dans les chaussettes (quelques fois)

– mis en route le chauffage

– adhéré à l’IWCK et à Kiev Accueil

– enregistré un pic de connexion le jour où j’ai mis des photos de la soirée au D*LUX (je ne comprends pas…)

– marché de longues heures (de très longues heures)

– trouvé de la crème fraîche entière

– collé des post-it sur les objets de la cuisine avec leur nom en russe

– dansé avec les filles sur Mika à fond

– été au parc après l’école (plusieurs fois, si si)

– trouvé que c’était bien d’avoir beaucoup d’espace

– fait 20 gâteaux/tartes, que j’ai ensuite goûté

– porté des UGG début septembre

– baragouiné le russe avec la nounou

– trouvé une babysitter ukrainienne

– commencé à regarder des sites de vêtements techniques (comme quoi, tout arrive… merci Angèle, merci Antoine)

– dîné 4 fois au Touch Café (début d’une addiction ?), une fois au Serebro

– enfin trouvé les programmes laine et soie de la machine à laver (juste hier)

– relancé l’eau chaude 3 fois

– trouvé où acheter des ampoules (top mais loin)

– dansé au D*Lux (2 fois), au Serebro, au Decadence House

– pas acheté de chaussures

– goûté un bon canard laqué chez Утка бар

– marché sous la pluie (beaucoup de pluie)

– été au Philharmonique de Kiev

– pas travaillé (depuis 3 mois)

– pris quelques kilos (bon à savoir : la marche à pied de manière intensive, ça ne fait pas maigrir)

– eu froid

– écrit 13 articles et 22 tweets (car Expatriate Housewife est aussi sur twitter @Expat_Housewife)

– perdu un de mes fidèles lecteurs

– compris le sens de l’expression « être mouillé jusqu’aux os » (oui oui, c’est possible)

– reçu de bonnes nouvelles

– rigolé et me suis moquée (parfois)

– rencontré des filles supers

Suis épuisée !

(mais prête pour le mois d’octobre)

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Fait divers #1

« Ukraine : une femme tuée en faisant l’amour sur une voie ferrée »

Pour lire l’article :  http://bit.ly/1aC8CAS

#faitdivers #insolite #sanscommentaire

Code porte !

Moi : allo Cécile, je suis en bas de chez toi, le code de la porte, c’est bien 259 ?

Cécile : oui

Moi : parce que…

Cécile : j’ai oublié de te dire, il faut faire les 3 chiffres en même temps

Moi : ok, je raccroche, j’ai besoin de mes deux mains

Cécile : tu verras, très vite, tu sauras le faire d’une seule main et pousser la porte en même temps

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Conversation ultra fashion

Moi : des crampons ? pourquoi ?

Frédérique : en hiver, après plusieurs couches de neige et de glaces, tu seras contente d’avoir des crampons à tes bottes… et n’oublie pas les semelles isolantes

Moi : des semelles isolantes…

Marie : parce que le froid entre par les semelles des chaussures

Moi : …

Marie : oublie tes escarpins !

Moi : et on ressemble à quoi ici en hiver ?

En coeur : à rien !

Antoine, quel est déjà le nom du site dont tu m’as parlé ? tu sais, celui où on achète des grosses doudounes et des vêtements techniques. Il semble que je vais devoir m’équiper pour une expédition au Pôle Nord !

Du Serebro au mariage à l’Ukrainienne… le temps d’un week-end !

Il y a des week-end comme cela, où l’on peut passer d’un dîner chic et urbain au Serebro au mariage champêtre à l’Ukrainienne.

Samedi, toujours à la recherche de nouveaux endroits où dîner, nous avons fait le choix du Serebro (qui veut dire argent). Un restaurant plutôt haut de gamme très « Donetsk » d’après Andrew. Ici, comme partout dans les restaurants de Kiev, la carte est incroyablement fournie : du sushi aux pizzas, le chef sait tout cuisiner ! Ce soir pour moi, ce sera salade Caesar (mon étalon) au canard et risotto à l’encre de seiche et fruits de mer. Clairement, j’apprécie l’originalité du canard (à la place du poulet) dans la salade, mais rien à voir avec celle du Touch Café (le must pour moi à Kiev). Le risotto était parfait. Pour une fois en Ukraine, je me suis même laissée tenter par un dessert, et soyons honnête le cheesecake est à tomber. Rien à voir avec les cheesecakes traditionnels, celui du Serebro est un étonnant mélange de crème brûlée et de cheesecake.

Derrière le restaurant, une petite boîte de nuit huppée. Ici, on s’habille très premier degré, mais la musique est bonne et l’ambiance est rapidement au rendez-vous… alors, je mets de côté ma fashion victim attitude ou plutôt mon oeil averti par de longues heures passées à décortiquer les pages modes de Grazia, Biba, Cosmo, Marie Claire (oui, je suis abonnée à tous ces magazines !) et je danse (ou pas).

Après le Serebro, petit détour par le Decadence House (j’adore le nom !), sans aucun doute ma boîte de nuit préférée : décor, musique, look pointus (je me sens mieux).

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Nouvelle journée, changement de décor, dimanche nous étions invités au bucolique mariage de Inna et Jenni (diminutif de Evguéni). A quelques kilomètres de Kiev, nous voilà déjà à la campagne. Le plus étonnant : l’animatrice du mariage qui vole, quand même, la vedette au couple et le plus bluffant : les jolies tresses couronne. Le dîner est servi à 17 heures… et commence une succession incroyable de plats. Toute la gastronomie ukrainienne (excepté le bortsch) dans un même repas : salades composées, poissons fumés, charcuterie, choux, crèpes, schlachliks… #c’estbon

J’allais oublier, depuis une semaine, je suis des cours de russe intensifs : 3 heures par jour seule avec Olga, ma prof. Comme mon premier taxi commandé au téléphone en russe, c’est une nouvelle étape importante. Déjà au bout d’une semaine, je capte des mots, j’ai ainsi compris que Miss E. prenait chaque matin deux petits déjeuners : un à la maison et un autre en arrivant au садик (prononcer sadik) !

D’ici trois mois, la vie ici me semblera bien plus simple !

A la recherche d’une salle de sport…

Publicité convaincante, n’est-ce pas ?

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Soirée de rentrée au D*LUX

WP_20130915_063Samedi dernier, Mister Jo et moi avions décidé de terminer notre soirée en boîte de nuit… un rapide verre avant de rentrer dormir. C’était sans compter la folle ambiance de la « Great Party » (« only for VIP guests » je précise) du D*LUX.
Et finalement, nous nous sommes laissés embarquer par la fête !

Car, une chose est certaine, au D*LUX, on se donne du mal pour rendre la soirée la plus festive/mémorable/fun possible… et ça marche ! Danseuses, danseurs (aussi), spectacle, mise en scène à tous les étages, belle lumière, bonne musique, DJ célèbre (localement) et animateur vedette (ça vaut le détour), tout cela vous emporte dans une ambiance bon enfant, toute en strass et en paillettes.

Je vous laisse découvrir quelques images de cette soirée !

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Les joies de l’Ukraine

Je sais que certains attendaient le débrief de ma soirée de rentrée au D*LUX. Il semblerait, au vu du pic de connexions dimanche dernier, que le teaser fait sur facebook et twitter ait bien fonctionné. Malheureusement, c’était sans compter sur ces petites joies propres à l’Ukraine. En effet,

– après la journée sans électricité, ni eau chaude, survenue par hasard (il paraît que tous les mois de juin, c’est coupure d’eau chaude tout le mois pour tout le monde, pour rénovation des tuyauteries… j’ai hâte de vivre ça !) [voir l’article « aller simple pour Kiev«  du 30/08/2013]

– après le mois sans funiculaire, aussi pour rénovation, pratique quand il faut rentrer du quartier de Podol, situé en bas de la ville, à pied… c’est un peu comme si à Paris, la ligne 9 était coupée tous les ans du 15 septembre au 15 octobre…

– il y a eu, dimanche, la coupure d’Internet (et donc de TV, de téléphone, de lien avec le monde), une coupure brutale et longue durée… le prétexte : des travaux dans la rue, qui auraient endommagé la ligne…

Il paraît qu’il faut être patient ici, je le crois bien volontiers !

(à tout de suite pour le débrief !)

En direct des Carpates !

7 euros le kilo de cèpes, qui dit mieux ?

WP_20130915_067Marché de Podol

 

 

« Write housewife »

Voilà bientôt deux semaines, que je vis pleinement à Kiev. Finalement, l’expatriation n’est pas aussi facile que ce que j’imaginais et passer de femme active à mère au foyer est déjà une étape compliquée. Il paraît que c’est la rentrée et qu’ensuite, quand tout sera mis en place, je pourrais considérer cela « comme une chance » de ne pas travailler. En attendant, j’enchaîne les activités toutes aussi inintéressantes les unes que les autres. Hier, par exemple, j’ai passé ma journée à chercher un câble de douche (et je ne l’ai pas trouvé). J’ai au moins appris une chose, à le dire en russe : шланг (prononcer chlang) !

On m’avait promis un été indien, finalement l’hiver semble s’être installé : froid, rafales de vent, pluie… un vrai bonheur qui facilite l’intégration dans ce nouveau pays. D’ailleurs, Anatolii est venu mettre en route le chauffage aujourd’hui.  Mais le plus déroutant dans cette ville est de ne rien comprendre et de ne pas se faire comprendre.

Malgré cela, Kiev est une ville agréable avec une communauté française très active et très accueillante. J’ai donc adhéré à l’IWCK (International Women’s Club of Kyiv) et à Kiev Accueil, une association qui, comme son nom l’indique, accueille les francophones, propose de nombreuses activités, délivre de nombreuses astuces et surtout favorise les rencontres et l’intégration !

A Kiev, la vie peut être simple grâce à l’existence d’une quantité de petits services … encore faut-il avoir les codes pour les dénicher et ainsi en profiter. Les courses peuvent se faire 24h/24 même le dimanche, tout peut se faire livrer, même le McDo !, et il y a une multitude de services à domicile… comme en France, me diriez-vous ? non, pas tout à fait, car tous ces services sont accessibles.

A Paris, si en avril, toutes les activités des enfants ne sont pas bookées, organisées et payées, la rentrée se fera sans activité extra-scolaire. A Kiev, pas de liste d’attente, pas de stress, il y a toujours de la place pour accueillir les enfants et surtout, il y a toujours une solution.

D’ailleurs la semaine dernière, Miss E. ma petite dernière s’ennuyait ferme toute seule à la maison une fois sa soeur à l’école. En deux jours, j’ai fait le tour des crèches internationales et écoles ukrainiennes (l’école commence à 2 ans ici) et j’ai eu le choix. je n’ai pas fait un choix par défaut, non, j’ai fait un vrai choix car chaque crèche/école pouvait l’accueillir…

Petite parenthèse pour les mamans : l’école ukrainienne de Miss E. est ouverte de 8 heures à 20 heures… pratique pour un retour (sans stress) des mères au travail !!

Alors j’ai inscrit Miss E. à l’école ukrainienne, non, pas pour m’en débarrasser pendant 12 heures, mais parce que c’est celle qui me paraissait la plus appropriée et la plus souple : 1. pour l’apprentissage de la langue 2. pour la multitude d’activités dispensées (danse, anglais, musique, sport, peinture…) 3. je vais la chercher quand je veux, après le déj, après la sieste, après les cours de l’après-midi à 16h30.

Pour l’inscrire, nouveau moment de solitude pour remplir – devant la directrice, dont l’école dispense des cours d’anglais aux enfants à partir de 2 ans, mais qui elle ne dit pas UN mot d’anglais – le formulaire d’inscription. Heureusement, la prof d’anglais était présente ce jour-là. « Write housewife« , c’est ce qu’elle m’a dit quand il a fallu remplir la case « profession de la mère »… comme ça, c’est dit !

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vue du roof bar de l’Intercontinental